1) Femmes, féminité, féminisme dans l’art

par | Oct 15, 2021 | Art, Cours, Culture, Scolarité | 0 commentaires

Au programme d’Histoire des arts de Terminale, trois objets d’études sont définis pour l’année 2021-2022 : Art, ville, politique et société : Les voyages d’artistes en Italie du XVIème au XIXème siècle ; Une artiste en son temps : Charlotte Perriand ; Objets et enjeux de l’Histoire des arts : femmes , féminité et féminisme.

Comme je suis en Terminale et que j’ai décidé de faire cette spécialité dans le but de passer mon bac en tant que candidate libre, je traite donc ces objets d’études, dont le dernier me plaît tout particulièrement. S’il peut sembler difficile de citer plus que quelque noms de femmes ayant eu une place importante dans l’art et et qu’on serait tenté d’en déduire qu’elles sont peu nombreuses, la diversité de témoignages que découvrent les historiens à leur sujet nous prouvent le contraire. Chaque année voit de nouvelles ressources et découvertes sur les femmes de l’histoire, et notamment  dans le domaine de l’art.

Je me propose donc de vous donner dans cet article une liste non exhaustive mais toutefois assez longue de ressources sur le thème femmes, féminité et féminisme de mon programme d’histoire des arts afin que vous puissiez appréhender la place en réalité immense que les femmes eurent dans l’art, les problèmes liés au manque de visibilité qu’elles ont aujourd’hui encore ainsi que que l’histoire  de leur  représentations, des revendications féministes à travers l’art et des remises en question de ces représentations.

Féminisme

Objets et enjeux de l’histoire des arts : femmes, féminité, féminisme

Programme de l’Éducation Nationale pour l’année 2021-2022   « Thème récurrent dans l’art, la figure féminine endosse une multitude de statuts au service des œuvres ; muse, image ou symbole, elle est souvent une représentation fantasmée, érotisée, idéalisée et qui peut servir de modèle aux multiples fonctions sociales, tour à tour incarnation de la sensualité, de la maternité, des figures allégoriques liées au sacré, à la dimension politique ou aux vertus.

Cette hyper présence comme sujet ne parvient cependant pas à masquer la relative invisibilité des femmes comme créatrices, alors même que le geste artistique féminin est attesté depuis l’Antiquité. Ancrée dans une approche transhistorique, attentive aux évolutions récentes du contexte social, politique et culturel désormais largement soucieux d’équité et d’égalité, cette question permet de jeter un regard nouveau sur ces créatrices trop souvent restées dans l’ombre d’artistes masculins, voire anonymisées ; rares sont les noms de femmes qui ont traversé les siècles, trop souvent accolés à celui d’un maître, d’un époux, d’un employeur, d’un condisciple masculin.

De la même manière, cette question doit permettre de restituer la richesse des présences féminines dans le domaine des arts, y compris dans leur contribution à la connaissance, la diffusion et la préservation, comme collectionneuses, mécènes, érudites, historiennes, théoriciennes ou conservatrices. En appui sur certaines démarches émancipatrices, elle interroge enfin la revendication d’une place pour les femmes dans les arts, dans des démarches volontaristes liées notamment, pour les décennies les plus récentes, aux combats féministes. »

Livres :

  • L’histoire de l’art d’un nouveau genre, Anne Larue ;
  • Ni vues ni connues, collectif Georgette Sand ;
  • Les femmes dans l’art, Martha Alvarez Gonzàlez ;
  • L’art du féminisme : les images qui ont façonné le combat pour l’égalité. Lucinda Gosling, Hilary Robinson et Amy Tobina ;
  • Artistes femmes. Parenthèse enchantée XVIII – XIXe siècle, Séverine Sofio ;
  • Femmes dans l’art, Marie Jo Bonnet ;
  • Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? Linda Nochlin ;
  • Petite histoire des femmes artistes, Susie Hodge ;
  • Les femmes artistes sont dangereuses, Camille Viéville
  • Le Corps des femmes: Ce que les artistes ont voulu faire de nous ; Laure Adler ;
  • Sorcières : de Circé aux sorcières de salem, Alix Paré .

Dossiers musées :

Sites ressource :

Émissions et Podcast :

Fictions :

  • Films : la Leçon de piano, Portrait de la jeune fille en feu, Seraphine, Paula, Colette, Frida…
  • Manga : Arte, sur l’histoire fictive d’une jeune noble de la Renaissance qui abandonne sa famille pour devenir artiste.
  • Manga : Bride Story
  • Roman biographique : Berthe Morisot, le secret de la femme en noir, Dominique Bona
  • Poésie en prose : Charlotte, David Foenkinos ; sur Charlotte Salomon

Méthodes pour l’épreuve terminale :

Autour du programme :

Articles :

Approches historique :
Féminisme
Féminisme
Féminisme

Suite articles :

Marché de l’art et professions artistiques
Sur le féminisme, le féminin et l’art :
 Sur le genre et les femmes en art :
Articles sur les femmes dans l’art dans le monde :

 

Sur Charlotte Perriand :

  • Charlotte Perriand : Une artiste en son temps : Charlotte Perriand (1903-1999)

Programme de L’EN : Créatrice d’objets devenus cultes, architecte et urbaniste, Charlotte Perriand occupe une place éminente parmi les créateurs du XXe siècle. L’espace sans hiérarchie et modulable dont elle donne maintes propositions, celui qui permet la circulation des corps, de corps libres dans des espaces contraints, fait écho à cette « vie de liberté, détachée des formules stéréotypées » qu’elle appelle de ses vœux. Pour y parvenir, elle met en relation tout au long de sa carrière les arts et les métiers, les cultures, les formes nobles et les productions vernaculaires, la nature brute et les conceptions les plus avant-gardistes, au service d’une « esthétique sociale » (Y. Rambosson) et profondément humaniste. Attentive à l’inscription sociale et politique de l’art, elle milite au sein de divers mouvements artistiques (Union des artistes modernes) et politiques (Association des écrivains et artistes révolutionnaires) et noue de profondes amitiés et collaborations avec les artistes de son temps, au premier rang desquels, Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Fernand Léger.

L’étude de l’œuvre de Charlotte Perriand abordera notamment les axes suivants : sa contribution à la modernité, la place qu’elle accorde à la nature dans la conception et l’usage des objets ou des habitations, son engagement politique, social et artistique, sa sociabilité artistique, son goût pour le dialogue des cultures et « la synthèse des arts ».  Ressources de l’Académie de Strasbourg pour étudier Charlotte Perriand

Comptes instagram :

  • mieuxvautartquejamais ; eva.kirilof ; femmesartistes_invisibles ; margauxbrugvin…

Travail personnel

Au vu de cette très grande liste de ressources, qui pourrait bien entendu être complétée par de nombreuses recherches, preuve de la place omniprésente des femmes dans l’Histoire des arts et de l’énorme travail effectué pour les « déterrer », j’ai défini quelque objectifs qui me permettront je l’espère, d’aborder ce programme de manière aussi riche que possible.

Axes d’études :

  • Tout d’abord étudier les représentations des femmes dans l’histoire des arts de manière à voir comment ces dernières ont pu refléter leur condition sociale dans différents temps et zones géographiques. Étudier également la qualité émancipatrice ou au contraire réductrice de ces représentations pour les femmes, ainsi que les différentes remises en questions qu’elles ont connues à travers le temps et qu’elles connaissent  encore aujourd’hui, grâce à de nouvelles recherches historiques à la lumière du féminisme mais aussi des recherches sur le genre dans l’art.
  • Ensuite étudier la vie et l’œuvre d’autant de femmes artistes que possible, à travers les époques et les pays, de manière à souligner les conditions de leur formation, leurs conditions de travail, la réception de leurs œuvres, leur postérité et l’influence qu’elles eurent.
  • Continuer par l’étude des échanges entre le féminisme et l’art et voir comment le féminisme a pu se servir de l’art pour donner de la force à ses revendications autant que l’art a pu permettre des avancées féministes.
  • Enfin étudier la place des femmes dans les différents métiers d’art (artistes, collectionneuses, galeristes, historiennes, artisanes, critiques, muséastes…) dans des époques différentes, mais aussi aujourd’hui et particulièrement dans le marché de l’art mondial et français.

Je tenterai de mener ce travail en prenant en compte des formes d’art aussi diverses que possible : autant les arts graphiques que les arts de la scène, la sculpture, l’architecture, la musique, l’artisanat la photographie et le cinéma.

Corpus :

Afin de créer une fiche de synthèse pour mon épreuve orale d’histoire des arts, je réaliserai quatre corpus de 5 à 8 œuvres :

  1. Corpus sur les représentations féminines
  2. Corpus sur les femmes artistes
  3. Corpus sur les liens entre art et féminisme
  4. Corpus sur les femmes dans les métiers et le marché de l’art

Je travaillerai également régulièrement l’exercice de la dissertation et du commentaire d’oeuvres dont j’ai recensé des méthodes plus haut, afin de préparer mon épreuve écrite d’histoire des arts. Enfin, je constiturai un portefolio sur une problématique de mon choix (que je n’ai pas encore déterminée !) et qui donnera lieu à un exposé oral pour mon épreuve orale d’histoire des arts.

 

Féminisme

Conclusion :

Finalement, j’espère que cette grand liste de ressources sur le thème femmes, féminité, féminisme en Histoire des arts vous permettra de découvrir la richesse de ce dernier et de contribuer à la reconnaissance des femmes dans l’art, que vous soyez en terminale comme moi, artiste ou passionné.e par l’histoire des arts !

J’écrirai bientôt un second article de ce type pour le thème « Voyage d’artistes en Italie du XVIIème au XIXème siècle ».

 

Illustrations (source wikipedia) :
  • Adrienne Grandpierre-Deverzy, L’Atelier féminin d’Abel de Pujol, 1822
  • Mary Stevenson Cassatt, American – Woman with a Pearl Necklace in a Loge
  • Nana à Montréal.1995, Niki de Saint Phalle

  • Artiste peignant le portrait d’une musicienne (vers 1800), huile sur bois, 61 × 51,5 cm, Saint-Petersbourg, musée d’Etat de l’Ermitage. Par Marguerite Gérard
  • Adele Bloch-Bauer I détail (1907), huile sur toile, 138 × 138 cm, New York, Neue Galerie. Gustav Klimt
  • Marie-Gabrielle Capet – Self-Portrait ,1783
  • La Paix ramenant l’Abondance (1780), Paris, musée du Louvre, Élisabeth Vigée Le Brun

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