Histoire des arts en première : tout sur le thème 1

par | Sep 22, 2020 | Cours, Scolarité | 0 commentaires

Trois semaines ont passées depuis la rentrée ! Il est donc temps pour moi de vous parler de ma spécialité histoire de l’art en première : tout sur le thème 1 !

En effet, avec la réforme du bac et comme je vous en parlais dans mon article : une année de seconde à la maison, pour passer mon baccalauréat en candidat libre, il me faut choisir trois spécialités pour la première : Humanité, littérature et philosophie ; Histoire-géo, géopolitique et sciences politiques et enfin Histoire de l’art. Je m’occuppe donc de traiter depuis la rentrée le thème 1 du programme de première que je vous présente ici dans une synthèse que j’ai créer à partir de mes connaissances, du BOEN sur l’histoire de l’art, d’un exemple de séquence faite par l’éducation nationale ainsi qu’un corpus d’oeuvres préetablis par moi-même.

Je tiens une grande partie de mes sources d’un exellent livre : « Histoire de l’art, Théories, méthodes et outils » par Viviane Huys et Denis Vernant.

Voici donc la synthèse que j’ai construit sur le thème 1 de du programme d’histoire de l’art en première. Je vous présente aussi mon choix d’oeuvres (en grande partie créé grâce au livre dont je vous parle ci-dessus) à étudier pour ce thème :

  • Antoine Pevners : Model for the Statue oh Aphrodite in the Ballet ‘la chatte’, 1927
  • Umberto Boccioni : visions simultanées, 1911
  • Étienne-Jules Marey (1830-1904), chronophotographies
  • Quartier des États-Unis à Lyon
  • Bartholdi : Statue de Champollion en plâtre; 1867
  • Andy Warhol : Marylin, 1962
  • Filippo Brunelleschi : Dome de la Cathédrale Santa Maria del Fiore 1296-1436

Bien entendu, ce texte est une synthèse de ce que j’ai étudié en autoditacte. Comme aucun manuel scolaire n’a été publié en ce qui concerne les programme de lycée pour la spécialité Histoire des arts, je m’efforce de recréer mon cours moi même, avec des sources que j’ai découvertes en faisant des recherches.

 

Histoire de l’art en première : Thème 1, les matières, les techniques et les formes ; production et reporoduction d’oeuvres uniques ou multiples 

L’histoire des arts est une science marquée par les évolutions. En effet, les thèmes qui lui sont récurrents, les éléments d’ordre religieux où mythologiques qui lui sont associés, l’esthétique, le statut de l’artiste mais aussi les techniques, les matériaux employés ou les formes d’art évoluent. Ces changements permettent de résoudre des problèmes qui questionnaient les artistes à certaines époques comme la manière de figurer la perspective ou le moyens de créer quelque choses qui puisse paraître une représentation fidèle de la réalité (au sens visuel comme symbolique) mais créent également de nouveaux enjeux sur lesquels se pencher. En effet, la production ou la reproduction (et par conséquent son statut d’œuvre unique ou multiple) d’œuvre d’art nécessitent pour exister un certains nombres d’éléments propres à sa constitution.

Comment le matériau, la technique et la forme influencent-ils donc une œuvre d’art à travers les siècles ?
C’est dans la perspective de répondre à cette problématique que nous étudierons dans un premier temps ce qu’implique le choix de la forme dans une œuvre d’art, ensuite nous évoquerons les caractéristiques des matériaux qui permettent de créer une œuvre d’art à travers les siècles et enfin en quoi la technique est décisive dans le résultat de cette dernière et comment elle évolue elle aussi.

 

La forme :

Tout d’abord, le choix de la forme d’une œuvre d’art découle d’un but ou d’une utilité. En effet, l’architecture découle du besoin de se loger tandis que la peinture naît de l’envie d‘orner quelque chose ou de représenter quelque chose le plus fidèlement possible . Cependant, cette envie est aussi le fruit d’un certain sens de l’esthétique, ou de la sensibilité des artistes et de leur public. En effet, la musique, le théâtre et la danse sont des arts dans lesquels le plaisir du spectateur et des artistes est particulièrement important. Par ailleurs, dans l’antiquité, la musique était considérée comme la manifestation des dieux et tenait donc son importance dans le fait de leur rendre hommage. À la même époque, l’art se doit aussi de plaire et d’instruire. Terme que reprendra l’Académie française à sa création.

La notion « d’utilité » de l’œuvre d’art a encore du sens lorsqu’elle vise à émouvoir -comme à certaines époques avec le Romantisme- ou à dénoncer -comme Guernica de Picasso ou le poème Melancholia de Victor Hugo- (en effet, l’être humain ayant des émotions, on peut considérer qu’en ressentir à travers l’art lui est nécessaire) , cela aussi dans l’art Contemporain où l’art doit se libérer, apporter au spectateur d’autre formes de ressentis, dénoncer des inégalités, être l’expression d’un sentiment… Inviter au questionnement.

De plus en plus de villes commencent depuis les années 1950 à intégrer une démarche artistique à l’urbanisation. C’est le cas du quartier de Tor Maranca à Rome ou du quartier des États-unis à Lyon où des artistes ont pu peindre la façade des bâtiments, offrant donc aux habitants la possibilité de côtoyer constamment de l’art et prônant la diversité culturelle.

La forme d’une œuvre d’art est déterminante dans la fait qu’un artiste n’apprendra à maîtriser qu’une ou deux formes d’art en vue de leur complexité (car elles nécessitent d’apprendre des techniques, d’avoir une réflexion, etc…) mais est également remise en question par le numérique. En effet : le numérique propose de visualiser ou d’écouter n’importe quelle œuvre, même la sculpture qui peut être représentée en 3D. La forme atteint donc ses limites ici.

Enfin, certaines personnes se sont également penchées sur la question de la classification des formes d’art comme Kant et Étienne Souriau. L’évolution des formes d’art (l’apparition de la photo, du cinéma, de la Bande dessiné et maintenant du net) remet donc en cause ces classifications.

Maintenant que nous avons vu en quoi la forme choisie influence-t-elle l’œuvre d’art, nous allons pouvoir étudier les caractéristiques et l’évolution des matériaux qu’elle implique.

 

Le matériau

Ensuite, si la forme choisie aura une importance dans la réalisation d‘une œuvre d’art par un artiste et qu’elle posera le problème de son « statut » d’œuvre unique ou multiples (une copie d’une œuvre sous une autre forme serait-elle considérée comme une œuvre d’art ?), les matériaux conditionnent la réalisation de cette œuvre d’art par leur caractéristiques. En effet, la sculpture du « Champollion » connu avant d’être réalisée de nombreuses maquettes et croquis, mais était également destinée à être en bronze. Bien que résistant, ce matériaux étant trop cher, le commanditaire (la Ville de Figeac) l’exigea en plâtre.

Quant à lui, le numérique à l’avantage de pouvoir copier beaucoup de rendu de matériaux ou de techniques et de reproduire sans difficulté de nombreuses œuvres d’art, ce qui a tendance à effacer certaines formes d’art « réelles ». Par exemple l’utilisation de la tablette graphique plutôt que l’apprentissage du fusain, de l’aquarelle, de l’huile et de l’acrylique. Cependant, l’attachement sentimentale aux œuvres numériques est beaucoup moins puissant que celui des œuvres « physiques ». Elles ont donc des difficultés a être considérées comme de l’art et ne permettent pas le même ressentis au public.

De leur côté, les arts dits inscrits dans une dimension « actionelle », comme la musique, le théâtre ou la danse sont particuliers car ils nécessitent le mouvement d’un corps et parfois d’un instrument.

Les matériaux évoluent également à travers les siècles et proposent alors de nouvelles conditions de créations ; c’est le cas du verre qui peut devenir de plus en plus fin et joue alors sur les transparences, mais aussi la très connue évolution qui conduisit les impressionnistes à aller à l’extérieur peindre leur toiles et expérimenter de nouveaux jeux de lumières : les tubes de peinture, pouvant être transportés dans une mallette et rendant le déplacement plus facile. L’apparition de la photographie, enfin, chamboule totalement notre rapport à l’œuvre d’art en rendant plus facile la représentation de la réalité. Elle marque le début de l’art contemporain qui prône des valeurs nouvelles : la non-représentation. Étienne-Jules Marey, de son côté, réalise sa célèbre série de chronophotographies grâce à ces nouvelles inventions.

Nous arrivons donc à une charnière, où matériaux et techniques se mélangent. Effectivement, devons nous parler de technique de la photographie ? Ses matériaux étant le papier sur lequel on imprime une photo et l’appareil qui la prend? Maintenant que nous avons pu comprendre les caractéristiques des matériaux et en quoi leur évolution a transformé la création artistique, nous pouvons nous pencher sur l’impact des techniques sur l’oeuvre d’art.

La technique

Enfin, comme dit précédemment, les avancés scientifiques sur les matériaux permettent de faire évoluer la création d’œuvres d’art, mais c’est aussi le cas des avancés en ce qui concerne les techniques. En effet, une technique de création nécessite une forme et des matériaux qui lui sont propres et c’est pour cela qu’elle en est indissociable. Une peinture à l’acrylique faite avec des pinceaux fins aura un rendu plus lisse qu’une peinture travaillée au couteau, avec lequel on étale grossièrement des couches de peintures. Elle permet donc à l’artiste de jouer sur les effets afin de créer un rendu déterminé.

Une des avancées les plus déterminantes de l’Histoire de l’Art fut la découverte de la perspective qui permit alors aux artistes d’expérimenter des espaces en trois dimensions, hors l’architecture et la sculpture, c’est à dire dans la peinture plus particulièrement. C’est Filippo Brunelleschi qui la met au point et permet alors à des générations d’artistes de s’en servir, avant qu’elle ne soit détrônée par le dessin assisté par ordinateur. Il produit ainsi le célèbre dôme de Florence pour la cathédrale Santa Maria del Fiore. Un autre des exemples les plus courant de ce que permit la perspective est La Cena de Leonardo da Vinci. On peut également étudier ces changements grâces aux églises, souvent construites à travers une longue période, et qui peuvent refléter plusieurs époques : Roman, gothique, rennaissance.

Les nouvelles inventions technologiques du début du XXe siècle donnèrent naissance au mouvement artistique et littéraire du futurisme (Umberto Boccioni avec ses œuvres basées sur la vitesse des mouvements, et un style ressemblant au cubisme avec de nombreux plans superposés au pinceau ) ainsi qu’au constructivisme (Antoine Pevners et ses œuvres jouant sur les formes et les transparences, comme « Model for the Statue of Aphrodite in the Ballet »).

Par ailleurs, la technique de la sérigraphie devint un véritable phénomène aux États-Unis et en Europe avec la série de portrait de Marilyn Monroe faite par Andy Warhol. En effet, ce dernier voulait prouver que l’art puisse être un objet de consommation (art de masse), qu’il n’était donc plus réservé à une élite mais était accessible à tous par sa reproduction sans limites. Cette évolution témoigne d’une vision nouvelle de l’art, propre à l’art contemporain. En effet, l’art doit devenir de plus en plus accessible à travers la culture, les musées sont plus accessibles, des expositions sont offertes à des classes populaires alors qu’elles étaient autrefois réservées à des personnes fortunées, internet révolutionne ce rapport à l’art et offre à tous et avec simplicité la possibilité de se cultiver.

Pour conclure :

La forme est choisie en fonction d’un but précis et détermine certaines qualités de l’œuvre d’art comme les matériaux dont elle est constituée où la technique qui est utilisé. Elle est également soumise à des classifications.

Le matériau quant à lui, présente des caractéristiques également déterminantes dans le choix et la maîtrise d’une technique. Il évolue à travers les siècles et permet donc aux artistes d’expérimenter de nouvelles formes artistiques, de nouvelles techniques ou effets.

Enfin, la technique conditionnée par la forme et le matériau évolue elle aussi et aborde une nouvelle approche de l’art. Elle défini également l’identité d’une œuvre d’art par ses caractéristiques.

Finalement, si l’Histoire de l’art a toujours évolué, on peut également se poser la question de savoir si elle est vouée à se terminer (Hans Belting). En effet, la numérisation toujours plus présente démocratise l’oeuvre d’art et la désacralise par la même occasion ; de plus, les œuvres d’art physiques paraissent alors moins importantes. Cependant, cette démocratisation de l’oeuvre d’art va aussi de pair avec une explosion du nombre d’artistes dans le monde. Si Internet semble détrôner les œuvres d’arts « physiques « , les artistes ne sont pas prêts pour autant à s’arrêter de créer et l’attachement que nous avons pour les œuvres d’arts qui ont marqué l’histoire rend la visite de musées, ou d’institutions culturelles, toujours d’actualité.

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Voici donc le sujet du Thème 1 de la spécialité Histoire de l’art en première ! Si très peu de lycéens ont choisis cette spécialité dans le cadre de la réforme du bac, je tenais à partager mes recherches et mes apprentissages afin de promouvoir cette matière qui est très importantes sur beaucoup de points. Elle est structurante chronologiquement et permet d’aborder énormément de milieux différents en plus de l’histoire : elle s’inscrit dans une démarche géographique, mais aussi sociologique par exemple.

J’ai décidé de compléter mon apprentissage sur ce thème avec deux lectures : La couleur des souvenirs de Michel Pastourau ainsi que « les Sciences et l’art »  par M.-C. de la Souchère. Pour finir, j’ai aussi lu Art de Yasmina Reza qui propose plusieurs problématiques : qu’est-ce que le beau ? À quoi sert l’art ? Comment une oeuvre d’art peut-elle servir aux gents à projeter leur sentiments dessus ? etc. Afin de compléter cette article qui traite d’un des thèmes du programme de promière, je vous conseille mon article « ressources pour l’histoire de l’art » que j’ai  écrit, ce dernier sera prochainement suivit d’un deuxième article sur le même sujet !

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