L’art du Périgord au Paléolithique supérieur

par | Juil 26, 2020 | Art, Cours, Scolarité | 0 commentaires

Il y a encore peu de temps, je parlais des ressources en Histoire de l’Art que j’avais utilisées pour la classe de Seconde. Je m’attache maintenant à retranscrire le travail que j’ai fait durant cette dernière année scolaire sous forme de synthèse de mes cours, avec comme base le programme d’option Histoire des Arts en seconde. Je vous propose donc le premier : L’art du Périgord au Paléolithique Supérieur de -35 000 à -10 000 avant notre ère.

J’ai construit ma séquence grâce à diverses sources dont je vous donne la liste complète à la fin de mon article .

Pour ceux qui voudraient la liste complète de séquences vues en seconde, je vous la propose ci-dessous. Normalement, chaque période doit être vue à travers un foyer chrono-géographique.

Séquences
Période 1 : des origines des arts au Ve siècle
  • Le Périgord au Paléolithique supérieur, -35 000 à -10 000 ;
  • l’Égypte de la XVIIIe dynastie, du XVIe au XIIIe siècle av. JC ;
  • La Grèce classique, Ve et IVe siècles av. JC ;
  • La Chine des Han, du IIIe siècle av. JC au IIIe siècle ;
  • La Rome impériale, du Ier siècle av. JC au IIIe siècle .
Période 2 : du IVe au XVIe siècle
  • Byzance, du IVe au XIIe siècle ;
  • Al-Andalus, du VIIIe au XVe siècle ;
  • Angkor, du IXe au XVe siècle
  • une province française, du IXe au XIVe siècle ;
  • le Yucatan, du XIe au XVIe siècle ;
  • Florence, du XIVe au XVIe siècle ;
  • les Flandres, XVe et XVIe siècle.
Période 3 : du XVI au XIXe siècle
  • Venise ou Rome, du XVIe au XVIIIe siècle ;
  • le royaume du Bénin, du XVIe au XVIIIe siècle ;
  • les châteaux royaux français, du XVIe au XVIIIe siècle ;
  • l’Inde moghole, du XVIe au XVIIIe siècle ;
  • les Pays-bas, XVIIe siècle ;
  • l’Allemagne et l’Europe centrale romantiques, du XVIIIe au XIXe siècle.
Période 4 : du XIXe au XXe siècle
  • l’Afrique du Nord, XIxe siècle ;
  • la vallée de la Seine, 1830-1900 ;
  • le pays dogon (avec points de vues retrospectifs remantant au XIVe et XVe siècle ) ;
  • les Antilles et/ou la Réunion ;
  • Moscou et Saint-pétersbourg, 1870-1932
  • Paris, 1905-1937 ;
  • New-York, 1945-1970.
Période 5 : depuis 1960
  • Londre, 1960-1980 ;
  • Berlin, depuis 1989 ;
  • Dakar ;
  • une capitale régionale française ;
  • Shanghai, depuis 1989 ;
  • Tokyo.

 

Une des premières choses que j’ai commencé à faire pour construire mes cours a été de définir et d’étudier le vocabulaire relatif à la séquence. J’ai donc commencé par me renseigné sur le Périgord. Effectivement, cette région est un ancien comté qui désignait approximativement ce que nous appelons la Nouvelle-Aquitaine. On comprend tout de suite que l’étude du Paléolithique supérieur restreint à cette zone géographique nous dirigera particulièrement vers : les célèbres Grottes de Lascaux. Par ailleurs, le Périgord est une région dont le patrimoine historique est particulièrement riche.

Qu’est-ce que le Paléolithique supérieur ?

Le paléolithique est une période qui survient avant le Mésolithique et le Néolithique. C’est la période la plus longue de l’histoire préhistorique et est considérée comme témoin d’une explosion artistique importante. De plus, elle est elle-même divisée en plusieurs périodes, dont le Paléolithique Supérieur dont nous allons parler.

Ainsi, le paléolithique supérieur est encore classé en plusieurs périodes (par ordre chronologique) :

  • l’Uluzzien ;
  • l’aurignacien ;
  • Le Gravettien (connu pour ses nombreuses statuettes féminines ) ;
  • l’épigravettien ;
  • le solutréen ;
  • le protomagdalénien ;
  • le badégoulien ;
  • et le magdalénien.

Le Paléolithique supérieur est souvent connu pour ses nombreuses représentations pariétale ( c’est à dire les peintures sur les « parois » des grottes ), cependant c’est aussi une époque où l’on retrouve beaucoup de statuettes en pierre ou en os ainsi que des bijoux et des armes.

 

Périgord au Paléolithique supérieur

Les grottes de Lascaux et Font-de-Gaume au Paléolithique supérieur

Afin de terminer ma séquence, je l’ai complétée grâce à des études de cas sur les Grottes de Lascaux et de Font-de-Gaume.

Bien que l’histoire de la Grotte de Lascaux soit très connue et soumise à controverse, voici une petite « biographie » de cette dernière ainsi que de son acolyte,  la Grotte de Font-de-Gaume.

La Grotte de Lascaux serait probablement située à l’époque du Magdalénien et aurait été découverte en septembre 1940. Cette grotte suscite un enthousiaste très fort parmi le public, mais le nombre de visites rend la conservation de cette grotte difficile. Les parois sont altérée entre autre à cause d’une trop forte dose de dioxyde de carbone dans l’air. Une copie de la grotte est donc réalisée afin que l’originale puisse être fermée au public conservée un maximum.

Quant à elle, la Grotte de Font-de-Gaume est moins bien conservée mais est très proche de Lascaux au niveau de l’époque et du style. Elle est découverte en 1901 et est encore ouverte aujourd’hui bien que son nombre de visiteurs journalier soit limité afin de préserver ses gravures murales.

Conclusion

Voici donc la synthèse de la séquence que j’ai préparé sur l’art du Périgord au Paléolithique supérieur de -35 000 à -10 000 lors de mon année de seconde.  J’ai tenu tout particulièrement à utiliser autant de sources que possibles afin de les retrancher. J’ai également constitué une synthèse numérique sous forme de Carte mentale que vous pourrez retrouver à ce lien : Renkan Hda Lab. Par ailleurs, ce site est extrêmement utilise pour la construction de cours en Histoire des Arts. Sa forme visuel est visible également sous ces deux paragraphes également (bien que non cliquable contrairement au lien ci-dessus).

 

L’art préhistorique est-il bien un art ?

Pour finir, mon objectif était d’ouvrir un peu le débat sur un sujet assez commun : l’Art préhistorique est-il bien un art ? Effectivement, le programme de l’Éducation Nationale l’introduit dans le parcours d’Histoire de l’Art. On peu tout à fait supposer que c’est à raison en considérant que l’Art est après tout, une forme d’expression. Par extension, ces première formes « d’expressions » peuvent tout à fait avoir selon moi leur importance dans le programme d’HDA.

Il existe cependant une controverse : si nos congénères préhistoriques créaient par utilité (comme pour ce qui concerne les armes) ou peignait selon certaines théories pour des rituels, d’autres ne considère pas l’époque préhistorique comme comprenant un art.  Il est donc très courant de lire des livres d’Histoire de l’Art ne débutant qu’à partir de l’Antiquité.

Finalement, on peut également retourner cette controverse en  mentionnant des détails, comme la création de bijoux ou de flûte et qui corroborent l’idée d’un « art préhistorique » . C’est un sujet que je trouve passionnant et que de nombreux spécialistes ont bien évidemment développé avec des éléments encore plus pertinents. Je vous invite donc à lire cet article : Les images préhistoriques au dela du problème du sens .

Sources :

Sur wikipédia :

Autres :

  • Une recherche intéressante sur le site de la BNF et de Gallica (indispensable pour construire des études de cas en Histoire des Arts !) : BNF/Gallica
  • Et une résulat d’enrichissement pour ma séquence

Enrichissements :

Je me suis abstenue d’illustrer cet article avec des images autres que des photos de mes cahiers prises par moi-même ainsi qu’une illustration faite par mes soins ; ceci pour une raison de droits d’auteurs. Vous pourrez donc trouver autant d’illustrations que vous le voulez en cherchant parmi mes sources ou par exemple sur cet extraordinaire site : Images d’Art . Ce dernier propose un outil de recherche très performant et regroupe des oeuvres d’art présentes dans les musées français. Une autre de mes ressources indispensable pour l’Histoire de l’Art.

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