Épreuves écrites de spécialité au bac

par | Mai 18, 2022 | Lycée à la maison, Scolarité | 0 commentaires

Il y a deux semaines je passais mes oraux d’options Droit et Grands enjeux du monde contemporain et musique ; cette semaine j’ai passé les épreuves  écrites  de spécialité Histoire des arts (HDA) ainsi que d’Humanité, littérature et philosophie (HLP). J’ai passé la première épreue écrite le mercredi 11 et la seconde le jeudi 12 ;  mon épreuve d’HDA est une épreuve à coefficient 8 (car j’aurais également une épreuve orale pour cette matière avec le même coefficient) et mon épreuve d’HLP coefficient 16. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à aller vous renseigner sur les spécialités au baccalauréat, qui remplacent les anciennes fillières L, ES et L.

Je vous propose de vous faire un retour sur la manière dont j’ai vécu ces épreuves.

Épreuve écrite d’Histoire des arts

J’ai donc commencé ces épreuves par l’Histoire des arts, et j’ai été convoquée, étant candidate libre, au lycée Pierre Gueguen à Concarneau (le quatrième lycée que je visite depuis l’an dernier accessoirement !). Comme d’habitude, les personnes que j’ai rencontrées étaient très agréables et gentilles, ce qui enlève déjà, il faut l’avouer, une bonne source de stress.

Nous étions six candidats : cinq élèves de ce lycée et moi-même ; voici le sujet parmi lequel nous devions choisir entre deux commentaires de documents et une dissertation, afin de traiter l’un deux pendant 3h30 maximum :

Sujet spécialité Histoire des arts, session normale, métropole 2022.

En ce qui me concerne, j’ai tout t’abord été un peu surprisepar le fait que deux commentaires et seulement une dissertation soient proposés, parce que les annales que j’avais consultées comportaient deux dissertations et un commentaire, néanmoins j’ai trouvé mon bonheur parmi les sujets proposés. N’éyant pas particulièrement apprécié l’étude de Charlotte Perriand et les documents proposés pour le commentaires sur les femmes ne me plaisant pas non plus tous, j’ai choisi la dissertation :

Voyages d’artistes en Italie du XVIIe au XIXe siècle.
Dans son essai de « De L’institution des enfants », Montaigne1 recommande la
fréquentation des hommes et « la visite des pays étrangers […] pour frotter et limer
notre cervelle contre celle d’autrui. »

Quels bénéfices les artistes envisagentils en entreprenant le voyage d’Italie ?

J’ai apprécié ce sujet car les annales avec lesquelles je m’étaient entraînée n’étaient pas tirées d’une citation, et que plusieurs éléments de ce sujet permettaient d’aborder ce sujet sous des angles variés, comme la mention de « bénéfices » ou encore de « cervelle ».

Je ne ferai pas de pronostics, mais je suis assez satisfaite de la manière dont j’ai traité ce sujet, tant au niveau de de sa problématisation, que dans mon argumentation et les exemples cités.

Sur mes huit pages d’écrits il y a tout de même un ou deux passages qui me semblent un peu plus maladroits, mais je ne pense pas être passée à côté du sujet.

Vous pouvez retrouver mon plan ci-dessous pour ceux que ça intéresse ; pour ceux qui auraient passé cette spécialité et qui me liraient (bien que nous soyons peu en Histoire des arts !), ne vous comparez pas, il existe sûrement une multitudes de manière de traiter ce sujet, et même certaines qui pourraient être plus pertinente que la mienne. Je partage seulement mon plan dans le but d’échanger des idées !
Voilà pour l’Histoire des arts dont vous pouvez trouver le programme ainsi que la définition des épreuves ; cette première épreuve était plutôt rassurante pour le lendemain.

Mon plan de dissertation

I) « L’autre » vecteur d’un enrichissement culturel et technique :

  • La technique avec « La forge de Vulcain » de Velasquez ;
  • Les coonnaissances historiques avec la Renaissance et l’Antique et l’oeuvre « Mercure attachant ses talonnières » de Jean-Baptiste Pigalle
  • L’inspiration à travers les relations avec comme exemple le voyage d’Elisabeth Vigee Le Brun et le potrait d’Isabella Teochini Marini.

II) Un enrichissement qui a un impact sur la carrière de l’artiste :

  • Subvenir à ses besoins avec à nouveau un exemple sur Elisabeth Vigée Le Brun ;
  • Se faire connaître et avoir des mécènes et protecteurs qui assurent sa survie avec  l’exemple de Poussin et Louis XIV ;
  • Un bénéfice économique relatif avec Mozart en exemple.

III) Des bénéfices techniques, culturels et sur la carrières qui doivent être complétés par des bénéfices plus personnels tirés du voyage en Italie

  • Trouver de l’inspiration grâce au voyage, en se servant de l’Italie comme sujet avec l’exemple de Berlioz ;
  • Approfondir un style personnel avec Turner et « Going to the Ball » ;
  • L’Italie et son peuple vectrice de mythe, rêve et poésie avec George Sand et ses « Lettres d’un voyageur ».

Je ne sais que résumer le plan que j’ai proposé et étayé de dates, descriptions et explications sur mon argumentation, en plus de l’introduction où j’ai analysé le sujet et problématisé la question, afin de montrer l’opposition selon moi entre le bénéfices que peuvent espérer les artistes « en entreprenant » le voyage, et l’expérience du voyage une fois vécue, qui met en lumière d’autres types de « bénéfices ».

Par ailleurs la citation de Montaigne m’a orientée concernant le fait qu’il me paraissait important d’appuyer sur la place de la fréquentation d’autres personnes grâce au voyage et le terme « bénéfice » me semblait tout aussi important à interprêter aussi comme des bénéfices pécuniers.

Si je devais regretter quelque chose, c’est de ne pas avoir citer de lecture sur le sujet, car je n’avais lu qu’un livre sur cette partie du programme, à contrario du thème « femmes, féminité, féminisme » sur lequel j’ai beaucoup lu ; je pense que j’aurais également pu parler de l’impact de certaines villes comme Rome, qui permettait  un certain cosmopolitisme.

Épreuve écrite d’Humanité, littérature et philosophie 

La deuxième épreuve de spécialité que j’ai passé est celle d’humanités, littérature et philosophie du jeudi. Pour cette épreuve, deux sujet ont été préparés : l’un pour les candidats du mercredi et l’autre pour les candidats du jeudi dont je faisais partie.

J’ai également passé l’épreuve à Concarneau, car j’ai été convoquée dans le même lycée pour les épreuves de spécialité (je pense qu’au niveau de l’organisation, c’est plus simple de me convoquer dans le même lycée en fonction du type d’épreuve, même si ce dernier est moins proche géographiquement) ; encore une fois j’ai été surprise par l’ambiance que j’ai trouvé assez détendue, et les surveillants des épreuves qui discutaient avec nous avant que les épreuves commencent.

Pour cette épreuve, je devais choisir, dans le sujet du jeudi, entre un premier sujet portant sur un texte de Rousseau et un second sur un texte de Louis Calaferte. C’est ce dernier que j’ai choisi, avec les deux exercices qu’il fallait traiter en rapport avec ce texte :

Première partie : interprétation littéraire
« C’est la guerre » : ce texte vous en donne-t-il l’impression ?

Deuxième partie : essai philosophique

Qu’est-ce qu’être en guerre ?

Bien que le temps de l’épreuve (4h) pour traiter ces deux exercices m’ait paru court, comme à mes amis passant cette même épreuve, j’ai beaucoup apprécié le sujet. J’ai trouvé le texte intéresssant et peu difficile à analyser dans la partie littéraire du sujet, tandis que la question de philosophie, plus difficile celon moi, m’a tout de même paru plaisante car j’ai pu bien me creuser la tête !

J’avoue avoir un tout petit peu eu peur quand j’ai fini de traiter la première question et que je me suis penchée pour de bon sur la question de philosophie, mais tout s’est finalement bien passé, après avoir pris le temps de décrotiquer un peu le sujet. J’ai un peu plus peur des résultats que j’obtiendrai pour la partie philo, car ce sujet n’était pas évident, mais je reste assez satisfaite de l’écrit que j’ai produit.
Comme pour l’histoire des arts, je partage mes plan pour ces deux écrits ci-dessous, toujours dans le but de partager mon travail et ci cela peut intéresser certaines personnes qui me lisent.

Pour ceux que ça intéresserait, voici les programmes et la définition d’épreuve pour cette spécialité.

Mon plan pour l'interprétation littéraire

Tout comme pour l’histoire des arts, j’ai fait une courte introduction dans laquelle j’ai présenté le thème et le texte, et enfin repris la question du sujet et proposé mon annonce du plan.

I) Une guerre en apparence invisible :

  • L’omnisprésence du quotidien ;
  • Un paysage habituel et plein de vie : nature, animaux, paysans et villageois ;
  • Narrateur enfantin et insouciant.

II) Mais omniprésente de manière sous-jacente :

  • La lourdeur de l’atmosphère du texte ainsi que les émotions explicites à l’annonce de la guerre.
  • Insouciance de l’enfant proche de l’absurde ; la violence contre un enfant dans le texte ;
  • Une série de « présages » annonciateurs de la guerre.

Voici pour cette partie ! Je vous passe les détails relevés sur les figures de styles, la grammaire, les champs lexicaux ou autres ; mon objectif était de partager les grandes idées de mon plan ! J’ai écrit environ 5 pages pour cette partie, en deux heures.

Mon plan pour l'essai philosophique

Pour cette mini « dissertation » en deux heures je suis un peu moins sûre de moi, sachant que j’ai eu moins de temps pour analyser et problématiser le sujet que j’aurais pu en avoir sur une dissertation de quatre heures ; je sais que les objectifs de cette épreuves ne sont pas les mêmes que ceux de la philosophie du tronc commun, cela n’empêche que je me demande si je n’aurais pas pu gagner en simplicité et trouver des choses plus évidentes dans mon argumentation.

Prenant appui sur le texte, il m’a semblé que cette question était en lien avec le fait que dans les texte, les personnes étaient « en guerre » sans que des combats aient lieu directement dans le récit ; donc que la seule déclaration de guerre était suffisante pour « être » en guerre. Par ailleurs le mot « être » m’a paru polysémique dans le texte, et j’ai essayé de m’appuyer là dessus.

I) Être en guerre en faisant la guerre

  • Être en guerre, ce serait faire volontairement faire acte de violence pour défendre des intérêts. J’ai ensuite utilisé un exemple tiré des Damnés de la Terre de Frantz Fanon que j’ai développé.
  • De la difficulté « d’être » en guerre si l’on se défend sans violence, en parlant de la conception de la non-violence de Gandhi dans Lettre à l’Ashram.

II) Une violence contenue en tous

  • Une des caractéristiques de l’humanité serait d’avoir de la violence en elle : Malaise dans la culture de Freud. Ainsi être en guerrepourrait également être le fait d’être en guerre contre soi-même pour ne pas laisser déborder cette violence.
  • Par ailleurs l’obéissance aveugle à ce que l’on pense être son devoir devoir nous pousse à participer à la guerre : Hannah ARendt et Eichman à Jérusalem.

III) La guerre transformerait l’identité, car négation de l’existence:

  • Ainsi les dommages corporels causés par la guerre rendent la guerre permanente. Marguerite Duras, La douleur.
  • Les dommages psychologiques et moraux atteignenent également « l’être » de celui qui vit la guerre de manière permanente ; d’autant plus qu’il semble impossible d’exister tel que l’on est dans la guerre, à causes des sévices subits ou le fait qu’elle pousse à faire des actes immoraux pour se défendre.

 

Bien évidemments, les transittions entre mes parties étaiet plus visibles dans ma copie, plus étayée, et j’ai tentée de définir les notions dont je parlais, ce qui fait que j’en reste assez satisfaite ;  néanmoins je trouve que j’aurais pu comme dit plus haut adopter un plan plus clair et logique du premier coup d’oeil, mieux développer certaines parties et accentuer sur la place du passé, du présent et du futur dans le fait « d’être » en guerre. Pas évident donc en 2h !

Pour conclure sur ces épreuves écrites

Je suis heureuse que ces épreuves à gros coefficient soient enfin passées. Par ailleurs, j’étais plutôt contente de passer enfin des épreuves nationales, et que tous les candidats passaient également, au contraire des épreuves réservées aux candidats libres. J’apprécie l’ambiance des examens lorsque je sais que nous sommes plusieurs milliers à composer en même temps, et c’était motivant et réconfortant. Pour les spécialités et les épreuves  nationales, il me reste encore un oral d’Histoire des arts à passer le 30 mai, la philosophie le 15 juin ainis que le Grand Oral entre le 21 juin et le 2 juillet (j’attends encore ma convocation).

Voici les dates des prochaines épreuves ponctuelles, donc réservées aux candidats libres et hors contrat, que je vais passer :

  • Le 23 Mai : écrits d’Histoire-géographie (2h) et d’Enseignement Scientifique (2h) ;
  • Le 24 Mai : écrits d’Italien (1h30) et d’Allemand (1h30) ;
  • Le 30 mai après mon oral d’HDA : oral d’Éducation morale et civique (30 minutes + 30 minutes de préparation) ;
  • Le 31 Mai : oraux d’Allemand (10 minutes + 10 minutes de préparation ) et d’Italien (tout comme l’Allemand).

J’invite ceux qui recherches des informations sur le bac en candidat libre à consulter mon guide du candidat libre.

N’hésitez pas non plus à me dire en commentaire quelles épreuves vous avez passées et si elles se sont bien déroulées !

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